SE FORMER ET S’OUTILLER A LA PREVENTION DU DECROCHAGE SCOLAIRE

Par Le Valdocco 4 semaines ago0 commentaire

Le titre m’a fait envie lorsque ma chef de service m’a proposé cette formation. C’est donc motivée, intéressée et impatiente, que je me suis rendue à Paris le 9 et 10 mars dernier, pour participer à ce temps, animé par Catherine Carpentier de l’association Laisse ton empreinte. J’y ai retrouvé mes collègues des quatre sites du Valdocco : Lille, Nice, Argenteuil et Lyon.

Partant des caractéristiques globales du décrochage scolaire et des signaux « alertant », nous avons rencontré le personnage du Chdong. Le chdong est un drôle d’oiseau, inventé à partir d’une recherche action sur le malaise adolescent auprès de personnes concernées (parents, enseignants et jeunes). Le Chdong illustre l’adolescent dit décrocheur. Nous l’avons suivi durant quelques heures, au fil des pages des livrets d’accompagnement et des films courts. Il nous a fait découvrir le mal-être à l’origine du décrochage, nous a permis de repérer les difficultés dans le parcours de l’adolescent et de l’entourage. Les divers outils (courts-métrages, chansons, récits de vie et livrets), ont favorisé la réflexion, les échanges et le dialogue entre professionnels. La créativité de chacun a enrichi nos discussions et nourri notre travail collaboratif.

L’expérience de Catherine Carpentier, la présentation de ses travaux et des outils me donnaient la sensation de rencontrer une personne authentique : incarnation de l’éthique au travail et du respect de la parole. Car plus que d’échanger autour du décrochage, c’est de l’humain dont nous avons parlé, de tous les « Chdongs » qui ont pu dire, écrire, chanter ou exprimer, un ressenti, une souffrance…

Au fond tel était le sujet : comment écouter pour créer et accompagner ? Comment accueillir une parole pour mieux la restituer et faire trace ?

Le décrochage, au fond, c’est rencontrer un Chdong, l’écouter. C’est accueillir puis recueillir sa parole et ses idées dans la confiance. Les rassembler. C’est composer une musique, un texte ou un récit qui fera sens. Le lui soumettre. Lui permettre de le modifier. Puis restituer cette création comme une trace qui marque et apaise les inquiétudes. Il s’agit bien de laisser une empreinte à un moment précis pour sortir de l’oubli, pour s’appuyer sur son histoire et rebondir par la suite. D’ailleurs, si vous écoutez bien, rebondir ça fait : « chdong ! chdong ! chdong ! ».

                                                               Luce Robet, Educatrice Spécialisée au Valdocco Laurenfance

http://www.laissetonempreinte.fr

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